ABC PRO WRESTLING 
FRANCE

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Entrevue

Entrevue avec Rémy Soulié, Vice-Président de l’ABC.

Dead Mask : Est-ce qu'il y a une chance de revoir quelqu'un comme Chavo Guerrero et Gail Kim à l'ABC?

Rémy Soulié : C'est tout à fait possible. Cela l'est particulièrement pour Gail Kim, dans la mesure où elle est toujours l'actuelle championne féminine de l'ABC, ne l'oublions pas! Je pense qu'il devrait forcément se passer quelque chose par rapport à Madame Kim, étant donné qu'elle a annoncé la fin de sa carrière pour la fin de l'année 2017.



Dead Mask : Il se raconte que vous êtes fermés à l'échange de catcheurs avec d'autres promotions françaises, qu'en est-il? Pourquoi ne pas booker davantage de catcheurs français?

Rémy Soulié : Il n'en est rien. A ce jour, je n'ai jamais eu de proposition d'échange d'une organisation française de catch. Sur le principe, je n'y suis pas opposé.

Pour la deuxième question : J'estime que nous n'en avons pas forcément besoin. Nous avons de très bons catcheurs français à l'ABC comme Krixus, Tony Trivaldo et Dead Mask ; que Jean Corne a très bien formé.

Je donne une plus grande importance et priorité aux échanges internationaux, cela est nettement plus intéressant d'accueillir des étrangers, et pour nos lutteurs de s'internationaliser.

Par ailleurs, sur le dernier gala des Arènes de Béziers, il y avait 5 catcheurs français sur un total de 12 catcheurs, pour un festival qui insiste sur le mot "international". Certains de nos galas sont 100% français, difficile de faire mieux.



Dead Mask : Ne pensez-vous pas être isolé du reste du catch français? Pourquoi l'ABC est très discrète sur facebook concernant les relations avec les autres promotions françaises?

Rémy Soulié : C'est possible mais en tout cas nous vivons très bien "l'isolement" si c'est le cas. Pour ma part, je n'ai pas le temps de me préoccuper de ce qu'il se passe sur facebook, je ne suis même pas forcément au courant de ce qu'il se passe chez les autres. Je ne suis fâché avec personne, j'ai une grande estime de la plupart d'entre eux mais je n'ai pas de communications fréquentes. Pour les autres personnes de l'ABC, je ne sais pas ce qu'il en est, mais je n'ai donné aucune indication à part celle de ne jamais chercher la polémique et d'avoir un comportement exemplaire et sérieux.


Dead Mask : Ne pensez-vous pas que l'ABC peut avoir une image un peu "vieillotte", notamment par la place que peuvent occuper les anciens catcheurs comme Jean Corne, Claude Roca et Jacky Lemoine?

Rémy Soulié : Cela me pose question mais globalement non. Je pense que c'est plutôt la communication de l'ABC qui peut paraître un peu poussiérieuse, alors que je suis pourtant la principale personne à m'en occuper.

J'ai appris notamment aux côtés de Jean Corne, donc je travaille comme lui. Même si Jean Corne n'est plus aussi souvent présent qu'avant, il reigne une aura Old School à l'ABC.

Le Musée du Catch contribue forcément beaucoup à cette atmosphère. Je peux entendre que les jeunes souhaitent par exemple des stages plus variés avec des catcheurs d'une autre génération.

C'est pour cette raison que j'ai récemment annoncé une diversité à venir pour les stages. Néanmoins, Claude Roca est un véritable atout pour l'ABC, 55 ans d'expérience pour entraîner les jeunes ; et un catch toujours très propre et très professionnel pour un homme ayant atteint ses 72 ans! Le résultat est toujours aussi bon!

Concernant Jacky Lemoine, c'est un véritable gentleman. Il représente bien l'ABC et son investissement au sein de l'ABC est toujours très apprécié et très bénéfique, c'est un homme d'expérience. Les anciens ont les meilleurs conseils.

Il est indéniable que les jeunes ont encore besoin des anciens à l'ABC, mais il s'agit très probablement du "dernier run".



Dead Mask : Avez-vous été touché par la baisse de popularité du catch depuis quelques années?

Rémy Soulié : Probablement comme tout le monde. Mais j'ai réussi à maintenir le cap et à assurer un avenir assez serein pour l'ABC. Nous avons une vingtaine de shows pour 2017, plus de 10 000 spectateurs vont nous voir.

Les lutteurs de l'ABC ont l'opportunité de s'exercer et lutter sur ces galas, mais aussi grâce aux contacts de l'ABC, en Espagne, en Suisse, en Chine, en Thaïlande...

Combien de promotions françaises ont une situation meilleure que la notre ? Très peu... C'est souvent le chaos ailleurs. L'ABC a su très bien s'adapter à cette situation et assurer son rythme de croisière.

Je remanie ce qui doit l'être, comme notre gala international féminin (qui a connu une baisse), afin de lui assurer à lui-aussi une pérennité au sein de l'ABC.



Dead Mask : Vous étiez la 1ère association de la frontière espagnole jusqu'à la frontière italienne il y a 11 ans, qu'est-ce que cela vous inspire?

Rémy Soulié : Que nous sommes également les derniers et les seuls à avoir survécu, c'est un indicateur. J'estime ne pas avoir eu la moindre concurrence. Survivre sans faire de galas pendant 7 ans, je ne vois pas l'intérêt, surtout

pour les jeunes. Le bilan de l'ABC est une fierté.


Dead Mask : Pouvez-vous exprimer ce bilan?

Rémy Soulié : L'Association Biterroise de Catch, c'est un peu plus de 100 galas réalisés (soit en moyenne, 10 galas par an. Chiffre qui monte en flèche cette année avec environ 20 galas pour 2017) C'est aussi plus de 30 stages, des milliers d’heures d’entraînements… C’est aussi les deux événements principaux : le festival international de catch dans les Arènes de Béziers (depuis 2010), et le gala international de catch féminin (depuis 2013). C'est également la création de l'ABC Pro Wrestling Thailand, et un peu plus généralement la présence de l'ABC dans le monde!

Depuis février 2014, c’est aussi le musée du catch, lieu unique en Europe et même au-delà !



Dead Mask : Comment expliquez-vous qu'il y ai un renouvellement assez réguliers des élèves de l'école de catch de l'ABC?

Rémy Soulié : Les raisons sont multiples. Certains arrêtent le catch pour raisons personnelles, d'autres pour les études, d'autres car ils s'aperçoivent que "c'est trop dur".

Je fais également en sorte "d'éliminer" les éléments mal élevés et perturbateurs, afin de ne garder que ceux qui ont un comportement exemplaire. Nous avons toujours souhaité avoir la qualité, et non la quantité. L'ABC c'est avant tout son école de catch justement. Le but premier de l'ABC à la base est de former des lutteurs. On entraîne des (bons) gars et on leur donne de nombreuses occasions de faire des matchs, ce qui aide considérablement à la formation finale. De ce fait, les gars deviennent un jour prêt à lutter ailleurs, s'ils le souhaitent. Cela ne nous intéresse donc pas d'aider les mauvais éléments.



Dead Mask : Quel avenir pour le Festival International de Catch des Arènes de Béziers?
Rémy Soulié : Pour cet événement, je souhaite diversifier le roster international et mettre la barre à un niveau encore bien supérieur, avec globalement des noms plus importants. Ce show devrait donc être quasiment inaccessible au roster ABC et aux partenaires comme la RIOT, pour les remplacer par davantage de gars comme Jonny Storm et Joe E Legend.



Dead Mask : Verrons-nous un jour des catcheurs de l'ABC Pro Wrestling Thaïland en France ?

Rémy Soulié : C'est un but à atteindre. J'ai récemment franchi un cap en négociant avec l'Ambassade de France à Bangkok une facilité d'obtention du visa, pour les catcheurs thaïs.



Dead Mask : Quel avenir pour l'ABC Pro Wrestling Thaïland ?

Rémy Soulié : Les choses prennent du temps à se mettre en place à l'ABC de Thaïlande, mais ça avance. Le but est de bien former des catcheurs locaux, de proposer des galas, et donc de favoriser considérablement les échanges entre les deux ABC.



Dead Mask : Merci! Vive Bourbaki!

Rémy Soulié : Mais de rien! A bientôt!